Aimer le mal
CRÉDITS
Guitare et voix : Guillaume Beauregard
Guitare, voix et piano : Marie-Eve Roy
Basse : Maxime Beauregard
Batterie : Patrick Landry
Paroles et musique : Vulgaires Machins
Réalisation : Pierre Rémillard, Dale Penner (pistes 3, 5 et 6) et Vulgaires Machins au Studio Wild à St-Zénon en juin 2002
Mixage : Dale Penner assisté par Eliott Sairan et Scott Lake au Vyner Road Studio à Toronto pour Paradise Alley Production
Mastering: Ryan Morey
Conception et graphisme : Yanick Blanchet et Nicolas Fortin
Parution originale en 2002 sous l’étiquette sous Indica Records
Réédité en vinyle (2022) sous l’étiquette Costume Records
PAROLES
Dans ma bulle de smog
Je ne vois plus le ciel
Il me reste
Un voeu
J'y crois encore un peu
Devant les faux prêtres, et l'hommerie
Une démocratie molle de citoyens contents
Devant l'expansion de la maladie
L'abandon général, la peur et l'inertie
Devant les faux prêtres et la tyrannie
Qui grandit l'obédience des clans pour leurs dogmes
Et par le constat, de l'abjection
J'entends la fin de l'espoir cogner à ma porte
Malgré le discours contre-culture
Je vois briller l'allégeance absolue pour un code
Malgré les actions, et les questions
Je vois briller qu'une doctrine servie comme une mode
L'écho d'un principe qui me cloisonne
Une vision qui se cultive dans la complaisance
Je reviens brisé par l'intolérance
Et cette voix qui me raisonne :
Anéantir le dogme
J'attends mon despote, la tyrannie
J'entends la fin de l'espoir cogner à ma porte
J'entends les faux prêtres et l'hommerie
J'entends la fin de l'espoir cogner à ma porte
On vit dans une chiotte dans une porcherie
J'entends la fin de l'espoir cogner à ma porte
Sommes-nous des zombies ou des êtres amorphes
Noyés dans l'injustice, soumis par la force
Toujours le constat de l'abjection
Je sens la fin d'une ère sombre crouler sous la force
De cette foi au-dessus de la horde
Et cette voix qui me raisonne :
Anéantir le dogme
Tout seul, je ne veux pas mourir de honte
En petites miettes sur le seuil
Compter les corps qui tombent
Je ne veux pas rester tout seul
Je pensais que les mensonges faisaient mal, mais la vérité est encore pire
Les imbéciles se convertissent par millions, et les escrocs gagnent du terrain
Les architectes nous dessinent une illusion et l'indifférence nous trace le chemin
Je compte les corps tomber comme des feuilles mortes sur le terrain
Seul, je regarde mourir le monde
En petites miettes sur le seuil
Je saignerai sur ma feuille
Je regarde mourir
Je pensais que les mensonges faisaient mal mais la vérité est encore pire
Les assassins nous dessinent une illusion et l'ignorance nous trace le chemin
Je compte les corps tomber comme des feuilles mortes sur le terrain
Seul, je regarde mourir le monde
En petites miettes sur le seuil
Je saignerai sur ma feuille
Je regarde mourir le monde
Quand j'y pense deux minutes conscient et lucide, c'est compliqué mais possible
Les imbéciles se comptent peut-être par millions mais la raison gagne du terrain
Les serviteurs se comptent encore par millions mais la discorde gagne du terrain
J'espère un peu plus loin briser la honte qui me retient
Seul, je ne veux pas mourir de honte
Résigné par l'épreuve,
Je ne veux pas mourir de honte
Et accepter le deuil
Je regarde mourir le monde
En petites miettes sur le seuil
Je saignerai sur ma feuille
Je regarde mourir le monde
Ma conscience est à l'étude
La télé me regarde
Comme une merde, une épave
J'annule encore une heure
J'oublie pourquoi je me suis
Échoué comme une larve
Tu respires à ma place
Comme une deuxième vie
Même si je cours à ma perte
Je vais rester assis
J'ai ma fenêtre sur la planète
Le baume sur mon ennui
Dans mon cercueil de cuir
Je me noie dans ma bave
Dans ton charme, je me fuis
J'annule encore une heure
Qui aurait pu servir
Mais tu me retiens
Tu me connais trop bien
Je bouffe ta salade
Tu es mon écran sur le monde
Mon nord et mon sud
La solution et la cause
La cure de ma solitude
Tu es mon écran sur le monde
Mon nord et mon sud
La solution et la cause
La cure de ma solitude
Mes os, mon sang et ma conscience
Le baume sur ma solitude
C'est peut-être le développement sans fin qui me dégoûte
C'est peut-être le poison sans arrêt que j'inhale
C'est peut-être les mensonges sans arrêt que j'écoute
Les morons qui arrosent leur asphalte
C'est peut-être la Steamship
C'est peut-être le Népal
La faune et la forêt boréale
C'est peut-être le Pérou
C'est peut-être le futile
Qui l'emporte encore sur le crucial
Arrachez-moi les yeux
Enterrez-moi vivant
C'est peut-être la pression sur ma génération
Pendant que nos parents s'endorment sur leurs jobs stables
C'est peut-être les utilitaires sport de canton
C'est peut-être les junkies en jogging sur Ste-Cath
C'est peut-être le Chili
C'est peut-être la télé
C'est peut-être les bombes qui explosent sur Bagdad
C'est peut-être le Niger
C'est peut-être le Mali
Je n'ai plus de voix je n'ai plus d'alibis
Arrachez-moi les yeux
Enterrez-moi vivant
C'est peut-être l'entropie
C'est peut-être le déclin
Une apologie en fonction des conjectures
Si je suis coupable de pointer du doigt
Si je suis coupable de pointer du doigt
Arrachez-moi les yeux
Enterrez-moi vivant
Arrachez-moi les yeux
Enterrez-moi vivant
Y'a pas meilleur climat pour le crime
Que l'interdit, que l'ignorance
Pas de meilleur schéma qui existe
Pour la déchéance
Y'a pas de fin à ton cirque
Y'aura toujours des junkies
Y'aura toujours des putes
Y'aura toujours des pimps
Y'aura toujours des mafieux en habit de police
Des parasites en habit de ministre
Légaliser l'héroïne
Légaliser l'héroïne
Légaliser l'héroïne
Enfin un vrai débat pour détruire les hypocrites
Légaliser l'héroïne
Est-ce qu'on ne pourrait pas se servir
Pour une fois des statistiques
Au lieu de construire des cellules
Et que l'opinion transforme
Des vies humaines en déchets publics
Avec ses politiques c'est l'état qui fabrique la misère
Légaliser l'héroïne
Légaliser l'héroïne
Légaliser l'héroïne
Enfin une option valide pour détruire les hypocrites
Faut légaliser l'héroïne
Combien de milliards mal investis
Ça va prendre pour qu'on admette
Que c'est une guerre sans fin
Une tactique inutile
Y'aura toujours des ghettos, des recoins dans ma ville
Je n'ai pas envie de mettre le pied sur une aiguille
Légaliser l'héroïne
Légaliser l'héroïne
Légaliser l'héroïne
Enfin un vrai débat pour détruire les hypocrites
Faut légaliser l'héroïne
Je me christ ben de bouddha
Je me christ ben des marxistes
Je me christ ben que tu te christ
De mon nihilisme, de mon athéisme
Je me christ ben de l'islam
Je me christ ben de Jésus Christ
Je me christ ben que tu te christ
De mon nihilisme, de mon athéisme
C'est inutile qu'on me lapide
Je n'ai pas de ciel
De deuxième vie
Ou de ténèbres
Ce que tu vois comme
Un lieu d'attente c'est mon paradis
Je n'ai pas besoin de me repentir
Je suis innocent
Je connais le vice
Je ne suis pas complice
Et dans le temple
Les seuls dieux sont des banquiers
Je me christ ben des sionistes
Je me christ ben des communistes
Je me christ ben des tamtams
Et des socialistes, et des anarchistes
Si y'a pas de juste milieu
Si y'a pas de modèle valable
Si tout le monde a raison
Chacun dans sa vision
Eh bien je m'en christ
Je suis peut-être trop naïf
Peut-être trop pacifiste
Je suis peut-être trop naïf
Peut-être trop neutraliste
Je suis peut-être trop naïf
De rêver aussi fort
Je suis peut-être trop naïf
Il est peut-être déjà trop tard
Pendant que tu meurs au tiers monde
J'ai la conscience un peu sale
Je suis peut-être mieux de garder intact
Les frontières de ma raison
Et même si tous mes proches me donnent l'absolution totale
Pour purifier mes actions
Tu es de la poussière pour notre race
De la brume
Un dommage collatéral
De la brume
Ta liberté ou mon zèle
Ta vie ou mon piédestal
Je m'explique toujours mal comment un drame aussi brutal
Puisse devenir tellement normal
Tu es de la poussière pour notre race
De la brume
Un dommage collatéral
De la brume
Pendant que tu meurs au tiers monde
Je ne sais plus trop ce qui faut que je fasse
Même si je donne toutes mes cennes au cours de toute mon existence
Tu reviens sur ma conscience
Même si je mets tout mon change dans un petit pot en métal
Tu reviens sur ma conscience
Tu es de la poussière pour notre race
Juste un dommage collatéral
Je ne veux rien savoir de la qualité, je veux qu'il y ait beaucoup de pages
Je collectionne les cahiers qui me parlent de ménage
Je me gave sans fin de faits divers jusqu'à l'indigestion
Je suis mal informé, les médias ont bien raison
Je suis comme un puits sans fond
Je suis comme un puits sans fond
C'est devenu dramatique je ne sais plus ce qu'il faut que je fasse
Je sais tout sur Céline et sa vie à Vegas
Pour combler le vide de ma vision globale
J'ai tous les arguments débiles sur le système médical
Je suis abonné au journal de Montréal
Je suis abonné au journal
20 chanteuses à 2 balles lancent 20 albums pareils
Un homme se coud le cul et chie par les oreilles
Une lesbienne se fait poser une bite en métal
Nous enregistrons une baisse dans le Q.I. général
Je suis abonné au journal de Montréal
Je suis abonné au journal de Montréal
Je suis comme un puits sans fond
Je suis comme un puits sans fond
Même dans l'absolue démence
Même dans la plus totale dégénérescence
De tueries à outrance
Je ne tomberai pas dans l'abysse
De la masse indifférente
Même si la foule est morte
Même si le désastre atteint son paroxysme
Au cœur d'une humanité léthargique
Même enfoui dans le sarcasme
Même enfoui dans le cynisme
Du nouvel ordre mondial
Néo-fasciste meurtrier, libéral
Le lavage de cerveau total
S'exécute au niveau global
Ce n'est pas un roman, ce n'est pas de la fiction
On a les mains pleines de sang…
Je vais rester naïf
Qu'est-ce qu'il faut pour qu'on réagisse?
Faut que ça nous explose en pleine face
Pour qu'on réagisse
Faut que la bombe tombe sur nos satellites
Pour qu'on réagisse
Faut que ça nous explose en pleine face
Pour qu'on réagisse
Au nouvel ordre mondial
Néo-fasciste, archéo-libéral
Le lavage de cerveau total
S'exécute au niveau global
Ce n'est pas un roman, ce n'est pas de la fiction
On a les mains pleines de sang…
Et je vais rester naïf
On dirait une parade de mode
Des milliers de moutons s'enlisent dans un code
Destinés à détruire le système
Qu'ils se mettent à nourrir pour flasher au Vans
Au supermarché punk
Ça coûte cher être un comme
J'aurais bien voulu briser le moule
Pouvoir me fondre au beau milieu du pit
Sentir la construction pacifiste
Entrer dans la salle par conviction politique
Mais dans l'esprit collectif
Plus de substance, plus d'éthique
On ne s'en va nulle part si la substance se résume au symbole
On ne s'en va nulle part si l'action ne confirme pas le sens de nos paroles
Être un comme
Je n'ai jamais pu même une journée
Constater que la cohérence était possible
S'investir, s'accorder au concept
Sans caller de la pisse chaude avec une pout' frète
Jeunesse de punks incorporés,
En culture d'abondance de fond de garde-robe
Scander l'anarchie en symbole
Porter fièrement ton cliché du Che
Ton tatou en barre code
Est-ce que c'est ça la révolte?
On ne s'en va nulle part si la substance se résume au symbole
On ne s'en va nulle part si l'action ne confirme pas le sens de nos paroles
Être un comme
J'ai senti le sol s'effondrer en miettes, je suis tombée aussi
Inondée par le vide de mon coeur terni
J'ai creusé un gouffre, brûlé jusqu'aux cendres toute la douleur enfouie
Par peur de manquer d'air dans cet endroit sans vie
J'ai frappé toutes les portes pour me sortir d'ici
Déversé toutes les larmes
Esseulée sous l'averse
Noyée par le vide
Déchirée je reste
Esseulée sous l'averse
J'ai vu les larmes glisser de mes mains et tomber sur le sol
J'ai posé les yeux sur toute la misère enfouie
Ma peur et mon enfer, la confusion aussi
J'ai traduit toutes les larmes
Esseulée sous l'averse
Noyée par le vide
Déchirée je reste
Esseulée sous l'averse
J'ai frappé toutes les portes pour me sortir d'ici
J'ai traduit toutes les larmes
Esseulée sous l'averse
Noyée par le vide
Esseulée sous l'averse
La merveille, la lumière de l'automne en janvier
La chaleur, l'été qui revient se donner en décembre
Plutôt mourir qu'accepter de subir les hivers jusqu'au mois de mai
Je m'en remets aux fatalistes et je chante
Aussi bien se l'admettre le monde va brûler vif
On est déjà morts
Contemplez l'échec de notre synchronisme
On est déjà morts
Regardez le soleil
Regardez la lumière
Regardez la lumière, le soleil
Regardez le soleil parvenu à survivre après décembre
Me convainc de maintenir le siège de l'arrogance
Plutôt mourir qu'accepter le bon sens
Et souffrir de son absence,
Sa beauté qui m'assassine
Qui me chante
Aussi bien se l'admettre le monde va brûler vif
On est déjà morts
Contemplez l'échec de notre synchronisme
On est déjà morts
Aussi bien me l'admettre, je meurs
Contempler l'échec, je meurs
Perdre ce qui me reste de cœur
Contempler l'échec, je meurs
C'est sûrement un cauchemar
C'est sûrement juste une farce
Une culture insipide de blagueurs en série
De bouffons, de mépris
Tellement nulle, tellement vide
Tellement fade et stérile
Je nage dans la connerie, je dors debout
Enragés où êtes-vous ?
Quand je baigne dans une mer de fumistes
Quand je baigne dans une mer de fumistes
Hier est une catastrophe
Aujourd'hui est une farce
Aujourd'hui est morbide
Heureusement il n'y a pas de futur possible
Tellement nulle, tellement vide
Tellement fade et stérile
Ça recommence dans l'absurde
Qui m'inspire la révolte, qui m'aligne vers la sortie
Et je baigne dans une mer de fumistes
Et je baigne dans une mer de fumistes
Tellement fade
Tellement vide
Et je baigne dans une mer de fumistes
Et je baigne dans une mer de fumistes
Avant que nos voix ne portent plus
Que je ne t'entende plus
Que l'étau se rapetisse
Il faut que j'insiste
Avant que mon cœur ne saigne plus
Que mon poing ne s'élève plus
Que la vie me consume
Il faut que j'insiste
Avant que je ne t'entende plus
Que nos voix ne portent plus
Que l'effort me répugne
Il faut que j'insiste
Avant que mon cœur ne batte plus
Que mes yeux ne voient plus
Il faut que j'insiste
À contester ce destin
Qui me dévore et m'enracine
Refuser le destin qui se dessine
Jamais assez libre, jamais assez
Avant que j'oublie la raison
Que j'évite la question
Que la vie me consume
Il faut que j'insiste
Avant d'oublier ma peine
D'enterrer ma résistance
D'en oublier l'importance
Il faut que j'insiste
Avant d'oublier la cause
D'enterrer ma voix
Il faut que j'insiste
À contester ce destin
Qui me dévore et m'enracine
Refuser le destin qui se dessine
Jamais assez libre, jamais assez
Dans ma bulle de smog
Je ne vois plus la lune
Je ne vois plus le ciel
J'abandonne
Donnez-moi mon lithium
Dans ma bulle de smog
Je ne vois plus le ciel
Il me reste
Un voeu
J'y crois encore un peu