24 : 40

CRÉDITS

Guitare et voix : Guillaume Beauregard
Guitare et voix : Marie-Eve Roy 
Basse : Maxime Beauregard
Batterie : Yannick Parent

Paroles et musique : Vulgaires machins Faut pas s’leurrer : Paroles et musique : Hugues Dussault

Chanson à vendre : Paroles Guillaume Beauregard et Richard Jodoin

Réalisé par Pierre Rémillard et Vulgaires Machins. Enregistré et mixé au Studio Victor en février 1998.

Assistant ingénieur : Sébastien Bussières
Matrissage : Ryan Morey
Illustration et graphisme : Jonathan Veltman 

Parution originale (1998) sous l’étiquette : Indica Records
Réédition en vinyle en 2022 chez Costume Records 

PAROLES

Je dis bonjour à l'anarchie Je ne crois plus en la démocratie J'ai souvent mes crises d'hystérie Puis je me crisse ben de l'économie Les conformistes sont matamores Ils croient que les marginaux ont tort C'est pourquoi, quand je fais une chanson J'ai toujours bien plus d'une raison J'ai bien tenté de me conformer Mais, en vain, j'en suis arrivé Au comble de l'absurdité J'ai même vu la mort à mes pieds Et si pour vous je devenais Le roi des cons, oh non jamais! Je préfère rester pauvre et laid Pour vous sans intérêt N'essayez pas de me dire qu'un jour Je vais devenir comme vous Surtout, faut pas s'leurrer Je ne serai jamais un ange Je dis bonjour à l'anarchie Les honnêtes seront mes amis Mais, pour la gloire, ça me fait de la peine Je ne peux pas y croire à vos rengaines J'ai bien tenté de me réformer Mais, en vain, j'en suis arrivé Au comble de l'absurdité J'ai même vu la mort à mes pieds Et si pour vous je devenais Le roi des clowns, oh non jamais! Je préfère rester pauvre et laid Et pour vous sans intérêt
Sur la rue Déragon Il y a un trottoir sur chaque bord de la rue C'est prévu, c'est pour les piétons Pour que tu puisses te rendre Jusqu'à ma maison En t'en venant Si tu traverses l'autre bord Tu vas te faire frapper par un char Par un fou qui s'en viendrait chez nous Juste pour me dire qu'il était trop saoul Puis qu'il s'en fout que tu sois mort Il y en as-tu des malades Sur la rue Déragon? Y'en as-tu des malades? Y'en as-tu des malades? Sur la rue Déragon Il y a un trottoir sur chaque bord de la rue C'est prévu, c'est pour les piétons Pour que tu puisses te rendre Jusqu'à ma maison
Dégoût total, ragoût de procédure Ta gueule et merci de recevoir Les ordures de mon antidépresseur Qui chaque jour a besoin de se vider le cœur Au-delà de cette impertinente décompression La parodie qu'est la vie sociale se poursuit À travers un malaise ennuyeux De maladie transparente et allergique
Pistache est une chatte Que nous appelons Dindon Elle lèche son poil Et dort sur la télévision Parfois, elle vomit Sur le tapis du salon Et il y a toutes sortes de petits mottons On dirait des Smarties plus bons Quand nous sommes seuls À la maison Nous les mangeons Pistache, le chat de la révolution Laissez-la dormir C'est trop fou écrire une toune Pistache, c'est toi qui m'inspires
Je marchais dans la rue Dans une neige brune Éclairés par la lune Les gens sont tous pareils La planète est une bille Une chiure de lapin dans le ciel Je traverse une ruelle La vie tient par un fil La vie tient par un fil Pendant que la planète grille On agrandit le cimetière Un jour, je laisserai ma place Je n'aurai plus le choix d'en avoir plein mon casque Le message aura été bête Puis ce sera resté noir Même si on garde espoir En pleine guerre ou en plein désert Les vers nous attendent pour bouffer notre chair
Le plus beau jardin de fleurs Est parsemé de mauvaises herbes Et quand le maire pleure, ça infecte Des punks s'asseyaient sur un banc d'une rue achalandée pour se tâter le postérieur nonchalamment. La municipalité les trouvant dégoutants, ne pouvait plus les tolérer. Dans sa vocation de sauver les honnêtes habitants du quartier, au nom de la ville, les Insignifiants, supprimèrent le banc. J'ai vu le conseil de ville À la télé communautaire J'ai vu le maire imbécile Le plus gros jardin de mauvaises herbes Infesté d'émanations puantes et malsaines A sûrement une fleur bienfaisante dissimulée Mais la ville ne la sent pas Elle se meurt dans sa misère
J'étais assis paisiblement Sur un chat mort en attendant Que quelqu'un arrête sa brouette Pour que je puisse faire un bout avec Comme d'habitude, j'étais à pied Puis j'avais quelque part où aller Pas de permis, pas d'argent J'ai décidé de faire du pouce J'suis resté là, j'ai attendu J'ai vu le soleil se coucher Ils devaient se dire : « T'es rien qu'un touriste, fais-nous pas chier avec ton lift »! Si ce n'était pas des égoïstes Qui n'ont pas voulu baisser leurs vitres J'aurais gueulé comme un malade : « Allez donc chier, bande de minables ! » Vous êtes trop pleins pour partager Les places de trop que vous avez Tant pis pour le gars qui se meurt C'est moi qui marche depuis des heures
Je fais de la poudre Pour travailler plus Pour faire plus d'argent Pour faire plus de poudre
Je suis une femme de l'Occident Je suis nerveuse et bien stressée J'achète toutes sortes de calmants Je gobe des pilules et du café J'attends mon chèque pour me nourrir J'attends mon homme pour me payer Je suis une femme de l'occident Qui court après l'argent Je suis un homme de l'Occident J'aime les belles blondes J'aime le pouvoir J'aime exercer mon autorité Je veux être le plus grand, le plus fort Je veux me promener dans un gros char Je suis un homme de l'Occident Et pour moi l'argent c'est la gloire On est des gens de l'Occident On est une gang de perdants On est des gens de l'Occident On est pourris par en dedans On est des gens de l'Occident Il faut qu'on meure avant notre temps
Je chie beaucoup plus que j'écris En temps alloué, en produit fini Je chie beaucoup plus que j'écris J'ai de la merde au bout des doigts Dans tes cheveux, je les essuie S'il y a une chose en ce monde dont nul n'a besoin Nous t'offrons l'essentiel de cette chose ridicule Un grain de sel dans l'océan, moins que rien Car parler ne sert à rien Je ne t'ai jamais trouvé Je t'ai cherché en vain Si ma chanson est un produit Si ma tête est une usine qui te pollue Prends au moins ce conseil Si les pattes de ta chaise sont déséquilibrées Mets notre C.D. sous l'une d'elles Et ton déséquilibre sera rééquilibré Prends ces paroles comme du vomi Qui pénètre dans tes oreilles Prends mes idées comme une abeille Qui te pique au moment où tu t'es endormi au soleil Et dis-toi que j'ai peut-être évité Que les rayons U.V. te donnent une maladie mortelle J'aurai peut-être l'impression d'avoir une certaine utilité Sinon, dis-toi que sans toi j'aurais fait une indigestion D'avoir trop pensé tout seul comme une tête Supportée par un corps Qui se fout d'elle Qui se fout d'elle
 
Précédent
Précédent

Regarde le monde

Suivant
Suivant

La vie est belle